DALLAS — Le Dallas Stadium a été le théâtre d’un affrontement épique ce vendredi. Au terme des prolongations et d’une séance de tirs au but suffocante (1-1, 4-2 t.a.b.), l’Égypte a validé son ticket pour les huitièmes de finale du Mondial 2026. Une performance historique pour la sélection menée par Hossam Hassan, qui n’avait plus atteint ce niveau de la compétition dans une formule moderne.
Les Pharaons piquent en premier, la poisse de Hany relance les Socceroos
Le plan égyptien s’est dessiné dès l’entame. Organisés dans un bloc bas compact, les Pharaons ont piqué en transition à la 13e minute. Sur un centre parfait de Karim Hafez, l’opportuniste Emam Ashour a trompé le jeune portier australien Patrick Beach d’une reprise limpide.
Dominateurs sur le plan territorial (avec notamment un tir sur la barre de Cristian Volpato), les Australiens de Tony Popovic ont cruellement manqué d’efficacité en première période. La lumière est finalement venue du malheureux défenseur égyptien, Mohamed Hany. À la 55e minute, sous la pression des vagues aériennes des Socceroos, Hany a dévié un coup franc d’Aiden O’Neill dans ses propres filets, remettant l’Australie à égalité.
Un money-time irrespirable et des gardiens héroïques
Les trente dernières minutes du temps réglementaire ainsi que les prolongations ont basculé dans une guerre des tranchées physique et tactique. Les deux équipes ont eu la balle de match au bout des pieds. Côté égyptien, Ramy Rabia a cru délivrer les siens d’une tête puissante à la 93e minute, mais Patrick Beach a sorti un arrêt réflexe stratosphérique. En face, la charnière centrale égyptienne, portée par un immense Yasser Ibrahim, a repoussé toutes les tentatives australiennes.
Salah impeccable, l’Égypte brise le plafond de verre
Lors de la séance fatidique des tirs au but, la tension était palpable. Le géant australien Harry Souttar a flanché le premier en voyant sa tentative repoussée. Très calme, Mohamed Salah a transformé son penalty avec autorité, imité par ses coéquipiers égyptiens qui ont réalisé un sans-faute (4 sur 4). Le raté final du jeune Lucas Herrington a scellé le destin de la rencontre, libérant le peuple égyptien.
Grâce à ce succès au bout de la nuit, l’Égypte met fin à une interminable attente de 92 ans et rejoint le top 16 mondial. Les Pharaons affronteront mardi prochain le vainqueur du choc entre l’Argentine et le Cap-Vert. Pour l’Australie, l’aventure américaine s’arrête avec d’immenses regrets, mais avec les honneurs.









































