Pendant que la planète football a les yeux rivés sur les pelouses du Mondial 2026, les coulisses de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) continuent de trembler. Présent au Mexique pour assister aux premières rencontres du tournoi, le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o, a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux en publiant un message cryptique accompagné du hashtag #IlFautAssumer. Cette sortie médiatique, interprétée par de nombreux observateurs comme une pique directe envers le sélectionneur Marc Brys et certains cadres de l’équipe nationale, braque de nouveau les projecteurs sur la non-qualification historique du Cameroun à cette phase finale. La réponse du camp adverse ne s’est pas fait attendre : le gardien star André Onana a répliqué via ses propres canaux en déclarant qu’il était temps de « prendre ses responsabilités à tous les niveaux », exacerbant une guerre des clans institutionnelle que le public camerounais espérait pourtant voir s’apaiser.
Cette énième fracture publique entre la direction de la Fécafoot et les leaders des Lions Indomptables suscite de vives réactions au sein de la communauté sportive et des anciennes gloires du pays. Interrogé sur ce clash numérique, l’ex-gardien légendaire Joseph-Antoine Bell a déploré une gestion systémique basée sur l’émotion plutôt que sur la structure, affirmant que le football camerounais paie aujourd’hui le prix de ses divisions internes récurrentes. Alors que le public réclame une refonte profonde et une réconciliation nationale pour préparer les prochaines échéances de la CAN, l’incapacité des différents acteurs à accorder leurs violons continue de fragiliser l’image de la sélection.








































